le mensuel des Lettres et des Symboles

Numéro 48 - Décembre 2006

N°47

N°49


Ami, vous qui êtes de passage…
 
Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site.
 
Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « la Tradition », des articles inédits, des poèmes, des études historiques, des manuscrits et des symboles graphiques…  

 

Sommaire




Bernard Werber chez les Humanoïdes


Bernard Werber est certainement un des plus talentueux auteurs d’anticipation français depuis Pierre Boulle (1912-1994), à se singulariser par tant de qualités visionnaires, on frise parfois avec lui, le génie, tout simplement. Il mêle dans un style simple, mais pas simpliste, un univers tendu vers les extrêmes, des mondes cellulaires aux exoplanètes, mêlant avec brio tous les archétypes jungiens, les mythologies antiques, les études scientifiques les plus avancées ainsi que certains aspects des recherches parapsychologiques contemporaines et du siècle passé (fait rarement relevé par les critiques littéraires patentés), la poésie, les spiritualités, les sciences exactes et inexactes aussi… Pour ce quadragénaire touche-à-tout, ancien journaliste scientifique, illuminé et souriant, tous ses livres sont des best-sellers. Il est surtout connu par le grand public pour son premier livre « Les Fourmis », vendu à plus de 2 millions d'exemplaires et traduit dans plus de trente langues, prix des lecteurs de Science et Avenir en 1991. Son meilleur livre à mon sens, « Les Thanatonautes » explore un continent perdu, celui des mânes, livre malheureusement injustement incompris lors de sa sortie en librairie. Bernard Werber décide depuis quelques années de sortir un ouvrage par an, le premier octobre, afin de bousculer le petit train-train de la rentrée littéraire et de ses prix accommodés. Son dernier ouvrage sur le thème de l’autodestruction de l’espèce et de la colonisation de l’espace par une humanité en fuite vient de sortir, son titre : « Le Papillon des étoiles » ; un livre à découvrir avec attention et gravité, à lire et à offrir pour les fêtes de Noël !

Thierry E Garnier © La LdT No 48, décembre 2006

LE SITE DU MOIS //

Le Site de Bernard Werber, un site qui fourmille d’images et d’idées, on s’en serait douté, à découvrir sur :
http://www.bernardwerber.com/

Voir aussi la bande Annonce du premier film de Bernard Werber sur :
http://www.lesfilms13.fr/nosamis/filmannonce.htm

& DES NOUVELLES DU FUTUR sur :
http://arbredespossibles2.free.fr/FutursNews/FutursNews.html

Le papillon des étoiles

Cette planète est notre berceau mais nous l'avons saccagée.

Nous ne pourrons plus jamais la soigner ni la retrouver comme avant. Quand la maison s'effondre, il faut partir. Recommencer tout, autrement et ailleurs. Le Dernier Espoir, c'est la fuite.

Décidant d'aller voir si l'aventure humaine peut recommencer ailleurs, un jeune ingénieur en aéronautique conçoit et fabrique un gigantesque voilier solaire, capable de se propulser dans le vide interstellaire. A son bord, 144.000 passagers, dont la descendance aura une chance de parvenir à destination, après un voyage de 1000 ans.

Un site inspiré par "Le Papillon des Etoiles", et réalisé en images 3D avec notamment cette superbe animation :
http://www.mucuscorporation.net/werber/PDE/PDE.htm

Interviews // Bernard Werber
Interview sur RTL dans "Laissez-vous tenter" le 6 octobre 2006, et dans le journal de M6 le 20 octobre.

Les voiliers de l'espace

Depuis plusieurs années, des ingénieurs visionnaires ont imaginé des voiliers solaires, propulsés par les flux de photons émis par les étoiles, en particulier par la plus proche de nous: le Soleil. Ces voiliers sont donc à « propulsion photonique ». Une vaste voile très légère permet de capter la pression exercée par les photons et permettre de voyager dans l'espace. Cette pression est très faible, mais elle est constante et cumulative. La vitesse d'un voilier solaire ne cesse d'augmenter avec le temps, jusqu'à être supérieure à celle d'un vaisseau spatial à propulsion classique. En cent jours, un voilier solaire spatial peut atteindre 10.000 km/h et 36.000 km/h en une année. Après trois ans la vitesse dépasserait 100.000 km/heure ce qui permettrait d'aller jusqu'à Pluton, la plus éloignée des planètes du système solaire, en moins de cinq ans. Pour comparaison, un vaisseau à moteur chimique mettrait 9 ans pour atteindre cette planète (et à condition d'utiliser la gravité de Jupiter pour accélérer).

À plusieurs reprises, des courses de voiliers solaires ont été envisagées vers la Lune ou vers Mars. Des projets réalisables techniquement, et qui attendent un sponsor audacieux.

Aux Etats-Unis dans les années 1970, le Jet Propulsion Laboratory de la NASA s'était intéressé aux voiliers solaires et à la propulsion photonique, mais les restrictions budgétaires avaient mis fin au projet. Depuis, l'idée a continué de faire son chemin. Des associations scientifiques ont été créées: U3P en France (Union pour la Promotion de la Propulsion photonique), la SSUJ au Japon (Solar Sail Union of Japan), ou la CVS (Comiçion Vela Solar) en Espagne. Ces associations ont constitué un comité de course Terre-Lune, tandis qu'un voilier solaire européen commence à être élaboré.

© Babakin Space Center, The Planetary Society

à découvrir sur :
http://arbredespossibles2.free.fr/FutursNews/VoiliersSolaires.html

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François Schlatter
Un envoyé du Père

le plus grand Thaumaturge de son temps



Interview de Gil Alonso-Mier
en exclusivité pour la Lettre de Thot

Gil Alonso-Mier

Gil Alonso-Mier est né le 13 septembre 1958 à Bondy (Seine Saint-Denis), d’un père basque et d’une mère française, d’ascendance polonaise, par sa grand-mère.

Professeur - mot à prendre dans son sens antique c'est-à-dire éveilleur, thérapeute, poète et hiérophante - d’anglais, il se passionne pour les mythes, cultures et coutumes du monde entier. Depuis très jeune il n’a cessé d’explorer la Tradition Primordiale occidentale sous tous ses aspects : de l’Atlantide de Platon à la légendaire ville d’Ys, de l’ancien royaume de l’Hyperborée à la Celtide inconnue et mythique chère à nos Aïeux. Au son envoûtant de la harpe de Merlin ses nombreux voyages en Bretagne, en Irlande, en Angleterre, au Pays-de-Galles… l’ont conduit sur les sentiers éprouvés de la Queste du Graal dont il est aujourd’hui un des plus fins connaisseurs en Europe.

Son travail exceptionnel sur ces différents sujets est aujourd’hui reconnu par les meilleurs spécialistes et universitaires. Il couvre plusieurs milliers de pages manuscrites et des dizaines de volumes sont encore en cours d’achèvement et en préparation.

Son intérêt majeur pour la recherche hermétique concerne plus particulièrement l’Ésotérisme Chrétien et notamment le thème de l’Église Intérieure, avec des personnages illustres comme Paracelse, Michael Maier, Robert Fludd, Madathanus, Eckartshausen, Lopoukhine, Monsieur Philippe de Lyon , où là encore, son travail de chercheur éminent fait autorité.

Gil Alonso-Mier, fait partie de ces êtres rares qu’il nous a été donné de rencontrer. Il allie à une immense érudition sur les matières qu’il affectionne - soutenue par ses nombreux travaux sur le terrain et en bibliothèques - une égale simplicité d’humeur et une générosité envers son prochain, suffisamment rare pour être exemplaire.

Thierry E Garnier © DR // LdT 2006

Gil Alonso-Mier
Interview pour la Lettre de Thot


Arcadia : Gil Alonso-Mier, comment vous est venue cette idée de biographie sur François Schlatter ?

Gil Alonso-Mier : Eh bien, tout d’abord j’ai lu un remarquable article de la revue « L’initiation » (fondée en 1888 par Papus) intitulé « Schlatter, Vignes et Philippe, les envoyés du Père ». Je connaissais déjà un peu l’extraordinaire travail et personnalité de monsieur Philippe de Lyon et celui-ci me touche au plus au point, mais les deux autres personnages m’étaient tout à fait inconnus. Je suis ensuite tombé, à ma grande surprise, sur deux comptes-rendus du regretté mystique André Savoret que j’aime beaucoup et à qui je rends hommage en exergue du livre, c’était dans : « Médecins, guérisseurs et charlatans » et dans : « Les forces de la vie ». Sur une typologie de guérisseurs classée en trois catégories, seuls Schlatter et monsieur Philippe de Lyon étaient cités dans les guérisseurs spirituels, tous les autres étaient nommés comme étant des guérisseurs soient « astraux » soient « physiques.»

J’avais également tapé les trois articles en français sur François Schlatter pour le beau site internet de mystique chrétienne de Roland Soyer (1). Ce qu’on y apprenait du personnage donnait envie d’en savoir un peu plus. Et, titillé depuis longtemps par le thème de la guérison d’un point de vue spirituel, la découverte d’un personnage tel que lui était un peu une étape obligée. Je n’ai pas été déçu du « voyage »…

Arcadia : Gil Alonso-Mier, parlez-nous un peu de ce « Père » qui était en contact permanent avec François Schlatter, qui était-il exactement ?

Gil Alonso-Mier : François Schlatter pensait être en relation régulière avec le Père de la création. Aussi un dialogue s’instaurait entre les deux. Concernant sa puissance de guérison, il disait qu’elle provenait également du Père, que lui ne pouvait rien faire de par sa propre volonté. Tout ceci peut paraître purement subjectif mais il faut bien reconnaître qu’il était guidé pour aller dans tel ou tel endroit. Il avait parfois le droit de dormir ou de ne pas dormir en un lieu donné, il pouvait ou non absorber de la nourriture et il en était de même pour les guérisons. C’est dans ce « Père » qu’il trouvera la puissance pour vaincre toutes sortes de maladies (cécités, surdités, paralysies…) et c’est aussi par lui que se déroulera sa mission.



Arcadia : Il est fabuleux d’avoir retrouvé la trace du « bâton » du guérisseur…

Gil Alonso-Mier : C’est en effet un aspect assez extraordinaire. Mais il y en a bien d’autres sur lesquels focaliser notre attention. Cela dit, pour un chercheur, c’est synonyme de preuve. Mais il demeure bien difficile de savoir si François Schlatter en avait demandé la réalisation dans un but précis, si on le lui a donné sans aucune arrière pensée ou si le Père lui demandait simplement de s’exercer avec pour se maintenir en parfaite forme physique (2).

En fait c’est un peu un dialogue privilégié entre le Père et Schlatter.

Quand ce dernier explique les choses, tout est facile pour nous. Lorsqu’il n’y a pas ou peu d’explications, on a très envie de donner une interprétation mais après tant d’années on n’est pas très sûr du résultat et comme je suis d’un naturel prudent je vous dirai franchement que je ne suis pas assez compétent pour proposer une interprétation définitive aujourd’hui, mais nous aurons peut-être une réponse un jour à moins qu’il y ait des spécialistes dans la salle (rires).

Des gens qui utilisent un bâton en cuivre de 14 kilos pour effectuer des exercices physiques, cela ne court quand même pas les rues, n’est-ce pas ?

Arcadia : Cette recherche biographique a-t-elle modifié votre spiritualité ?

Gil Alonso-Mier : Pas dans ses grandes lignes. Mais, ce que je trouve remarquable c’est la trajectoire de vie de Schlatter et je m’interroge sans cesse sur des valeurs essentielles. Je crois qu’il met l’accent sur bon nombre de points névralgiques de l’humain et nous oblige à nous remettre en question. Les questions les plus simples sont aussi les plus profondes. D’où je viens ? Suis-je charitable ? Ai-je la foi ?... Et notre petit confort matériel, faut-il continuer à l’entretenir ? Peut-on arrêter d’être consommateurs (y compris dans notre spiritualité !) ?

Qu’ai-je accompli d’essentiel pour mon prochain ?

Quels sont nos devoirs véritables vis-à-vis du Ciel, vis-à-vis de la famille humaine, vis-à-vis de la nature ?…



Arcadia : Votre ouvrage comporte une surabondance de notes absolument extraordinaires avec un nombre de sources inédites qui se comptent en centaines, provenant tant de France que des USA. C’est un véritable travail de chercheur. Cela a-t-il été pour vous difficile de vous effacer en tant qu’auteur, pour laisser parler au maximum les archives et les témoignages ?

Gil Alonso-Mier : Vous savez, écrire un ouvrage n’est pas neutre. Celui-ci part toujours d’un parti pris. Un ami m’avait dit : lis tout ce que tu peux sur le personnage, prends des notes et oublie tes notes puis raconte sa vie…

J’ai finalement opté pour une méthode opposée.

J’ai préféré m’appuyer le plus possible sur des sources authentiques pour ne pas extrapoler et être le plus véridique possible, un vrai travail de journaliste en somme ! Sinon, on n’aurait pas cru au personnage. J’aurais écrit un beau roman, une fiction Et je ne voulais pas que ce soit une fiction mais un personnage « en chair et en os » qui colle le plus possible à la réalité. De plus avec l’appareil critique en tant que tel, je restitue in-extenso dans mon livre deux textes majeurs. Le premier de François Schlatter lui-même, un texte absolument rarissime qui existe aux Etats-Unis en seulement trois exemplaires, et un témoignage de première main édité du vivant de Schlatter, reproduit également fidèlement. Ainsi que des lettres très importantes concernant ce personnage fascinant (3).

Ce fut quand même un travail plutôt ingrat, surtout pour un premier livre – mais au final la réussite est au rendez-vous ! Et j’en suis parfaitement heureux.

Arcadia : On a rapporté à l’époque le chiffre de 100 000 guérisons en 58 jours, ce chiffre est-il crédible véritablement ?

Gil Alonso-Mier : C’est une remarque légitime, mais ce chiffre est en fait le plus bas de ceux donnés par les journalistes ! La fourchette de gens guéris est bien plus importante que cela, en réalité ! Je n’ose même pas vous donner ces chiffres. Il existait quand même des cahiers où étaient consignés les guérisons au quotidien. Les témoignages d’époque sont extrêmement précis et rigoureux dans leurs comptes-rendus. D’autre part, les journalistes présents sur place détaillaient tout scrupuleusement. Certains comptaient, d’autres enregistraient… Dans le livre certains noms des patients, qui l’ont accepté à l’époque, figurent avec le nom de leur maladie et leur adresse personnelle. Nombreux par pudeur n’ont rien voulu dire. D’autres ont attendu des années avant de parler. Ces guérisons étaient diverses : aveugles, sourds, estropiés, rhumatisants. C’était une véritable cour des miracles qui défilait devant Schlatter dans la ville de Denver ! Il y a eu des jours où la foule avoisinait les 5 000 personnes, c’est dire. Cela relève du prodige. On peut le contester mais il faut être particulièrement de mauvaise foi ! D’autant plus qu’à travers 60 photographies d’époque - que l’on peut voir dans mon livre - nous avons là un témoignage visuel incontournable et encore vivant, des guérisons opérées par celui qu’il faut bien appeler : «  le plus grand thaumaturge de son temps. » Il eut d’ailleurs beaucoup d’autres surnoms ! Ces photos sont plus que des traces… des preuves tangibles de la réalité de ce qu’il se passa alors au Colorado.



Arcadia : François Schlatter avait-il une technique de guérison particulière ?

Gil Alonso-Mier : Il faut savoir qu’il disait toujours qu’il ne faisait rien par lui-même et que le Père Céleste seul agissait. Il n’a jamais pris le moindre centime pour ses guérisons et je crois que c’est là la marque d’un grand. Il disait qu’il n’y avait besoin d’aucune technique particulière, d’aucun contact physique mais il ne voulait pas choquer les gens. Il aimait prendre une main de son patient, parfois les deux dans les siennes, levait les yeux au Ciel et disait une prière. Parfois les gens plaçaient un mouchoir sur l’organe malade après que celui-ci ait été béni par lui. Des guérisons ont aussi eu lieu par lettres.

Arcadia : Tout a-t-il été dit du personnage dans votre livre ?

Gil Alonso-Mier : Non, loin s’en faut ! On apprend beaucoup de choses sur lui mais il y a des zones d’ombres. Il y a aussi des choses trop intimes que l’on ne peut pas déballer comme ça, tout à trac. Il y a certaines choses aussi dont je ne souhaite pas vraiment parler pour l’instant. Je reviendrai peut-être sur le sujet d’ici quelques années. J’attends d’abord de voir les réactions des gens, des lecteurs et nous aviserons. Cela m’importe beaucoup de savoir comment va être accueilli ce livre, dans notre époque. Avec l’équipe d’Arcadia et de la LdThot, j’ai créé un site internet qui est aujourd’hui le seul site sur le Web consacré à François Schlatter, […j’en profite d’ailleurs pour remercier le webmaster d’Arcadia, pour son travail de qualité] (4).

Arcadia : Comment se fait-il que tant de temps se soit écoulé depuis l’apparition de ces manifestations et qu’il y ait eu un oubli quasi-total du personnage ?

Gil Alonso-Mier : Il y a eu tout de même quelques articles au début du siècle, mais on peut le constater, c’est un cycle de 108 ans (!) … qui s’est écoulé depuis la date singulière de la première disparition de François Schlatter en 1895 jusqu’au commencement de l’écriture de l’ouvrage en 2003. C’est la première biographie en langue française consacrée à François Schlatter, et de très loin la plus complète, avec presque 600 pages de textes et de notes en deux tomes, et plus de 60 documents iconographiques, photographies et fac-similés, c’est une somme de travail qui n’a pas d’équivalent, même aux Etats-Unis. Cela donne une impression bizarre, c’est un peu comme une histoire qui est confiée pour la postérité et celle-ci est un don du ciel qu’il faut savoir partager…

Gil Alonso-Mier & Arcadia - La Lettre de THOT No 48 © DR – Décembre 2006

(1) http://livres-mystiques.com/index.htm

(2) Il s’agit d’un bâton en cuivre d’un mètre vingt exactement pour quatorze kilos, seul prototype de la sorte. Il ressemble un peu à une batte de baseball. Ce bâton énigmatique possède en sa partie supérieure une curieuse série de stries, et un trou laissant passer une lanière en cuir. Il en est la propriété du Musée du Nouveau-Mexique depuis 1922. Gil Alonso-Mier développe dans un chapitre entier de son livre, tous les éléments permettant d’essayer de comprendre tant la symbolique attachée à ce bâton que l’utilité pratique d’un tel objet - (Note Arcadia).

(3) Gil Alonso-Mier a assuré lui-même toutes les traductions pour les sources américaines, fonds privés et universités ou bibliothèques - (Note Arcadia).

(4) Voir sur : http://francois-schlatter.org
// La jeunesse de François Schlatter et quelques photographies importantes figurant dans le livre.

Boutique ARQA > [Bon de Commande]



La librairie du Graal & les éditions Arqa

sont heureuses de vous inviter à la présentation du livre de Gil Alonso-Mier :

« François Schlatter - l'homme aux 100 000 guérisons »
le samedi 9 décembre 2006 de 17 h à 20 h

Librairie du Graal
15 rue Jean-Jacques Rousseau 75001 Paris

En présence de l'auteur, Gil Alonso-Mier,
qui à cette occasion dédicacera son ouvrage.


François Schlatter - le site internet

http://francois-schlatter.org

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La Nature et le Sacré (3)

Approche, rites et connaissance magique de la forêt


« L'arbre a sa tête et son psychisme dans la terre. »

La clairière qui nous entourait était devenue, sous la magie nocturne, un temple au milieu duquel se dressait, colonne de puissance, l’Arbre-Maître, dont le rayonnement magnétique produisait, tout autour de lui, comme un cercle de clarté diffuse. Ce phénomène pouvait d'ailleurs être vu à l'œil nu par n'importe qui.

Des silhouettes humaines se découpaient dans les feuillages des arbres environnants. Semblables à des géants dressés, ils entouraient l'Arbre-Maître comme s'ils cherchaient à le protéger. Toutes ces silhouettes étaient nettement contournées et je pouvais savoir, en les observant, ce que serait l'atmosphère de cette nuit-là.

La clarté de la lune se diffusait maintenant dans la clairière, suscitant de secrètes épiphanies. A ce moment précis, on pouvait voir les entités globulaires de la Lune, lors de l'épanchement de ses rayons sur le sol.

Nous fîmes le tour des autres arbres, les saluâmes et les étreignîmes tour à tour. L'un d'eux représentait parfaitement une femme aux jambes ouvertes, offrant généreusement son sexe d'où émanait une sorte de parfum d'âme. Par cet « arbre-femme », nous pouvions directement entrer en contact avec la Terre-Mère et combien de rêves et de visions initiatiques ne nous avait-il pas donnés !

Tout comme le fœtus s'inverse au moment de sa venue au monde, ressouvenance d'une des origines végétales de l'homme, l'arbre a sa tête et son psychisme dans la Terre. Ses racines sont l'expression concrète de ses pensées dans lesquelles vivent les génies-serpents, s'abreuvant des eaux de pluie chargées du devenir céleste. La racine, qui est liée à la Terre, ainsi qu'à Saturne et à Mercure est une sorte d'éclair fixe, qui irradie de puissantes forces circulant d'un arbre à un autre.

« Je vois la femme de la terre. »

Brusquement, l'esprit du lieu entra en communication avec moi, m'incitant à m'allonger au sol, face à l'arbre, bras écartés. Cette position est d'ailleurs l'une des meilleures façons de prier, de se libérer d'une certaine tension et d'éviter les influences trop dures.

Me pénètre alors l'enseignement de la Terre et je me mets à chanter tout doucement l'un des chants magiques qu'elle m'a insufflé lors de précédents abandons.

Au fur et à mesure que je suis entraîné par le courant de mon chant, je me sens descendre vers des lieux étranges, mondes souterrains traversés d'éclats de lumière. Des yeux s'ouvrent là, au sol, des yeux faits de bouillonnements d'or dont la beauté m'exalte. Je vois la Femme de la Terre ou, plutôt, je vois sa forme enveloppée de voiles luminescents et un tel magnétisme s'en dégage que mon cœur s'affole.

Je sais qu'il s'agit là d'une des émanations de la Grande Déesse Terre, un de ses éclats de conscience correspondant au mien. Je sens couler à travers mon corps sa Voix qui me branche aux sources intérieures de l'Univers et qui m'imprègne de son formidable mana.

La Terre, notre mère à tous, recèle en ses flancs toute la mémoire des humanités passées et les idées des humanités futures. Elle est le réceptacle des forces cosmiques qui en font une graine dont l'humanité est le germe spirituel.

Chaque race est l'expression naturelle du psychisme d'un lieu. Ses qualités et ses défauts, sa richesse et ses carences sont ceux de la partie de la Terre où elle a pris jour. Le mélange des races est le mariage des diverses parties de la Terre. La différence spirituelle et morphologique des Divinités est surtout due à l'expression magique d'une région, d'un pays.

Les Divinités sont les focalisations de l'énergie terrestre et cosmique.

Mario Mercier © – la Nature et le sacré – Dangles ed. 1983

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Souffle


Écoute plus souvent Les choses que les Êtres La voix du Feu s'entend,
Entends la voix de l'Eau. Écoute dans le Vent Le Buisson en sanglots.

C'est le Souffle des ancêtres.

Ceux qui sont morts ne sont jamais partis
Ils sont dans l'Ombre qui s'éclaire
Et dans l'ombre qui s'épaissit.
Les Morts ne sont pas sous la Terre
Ils sont dans l'Arbre qui frémit,
Ils sont dans le Bois qui gémit,
Ils sont dans l'Eau qui dort,
Ils sont dans la Case, ils sont dans la Foule
Les Morts ne sont pas morts.

Écoute plus souvent
Les Choses que les Êtres
La Voix du Feu s'entend,
Entends la Voix de l'Eau.
Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :

C'est le Souffle des Ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la Terre
Qui ne sont pas morts.
Ceux qui sont morts ne sont jamais partis :

Ils sont dans le Sein de la Femme,
Ils sont dans l'Enfant qui vagit
Et dans le Tison qui s'enflamme.
Les Morts ne sont pas sous la Terre
Ils sont dans le Feu qui s'éteint,
Ils sont dans les Herbes qui pleurent,
Ils sont dans le Rocher qui geint,
Ils sont dans la Forêt, ils sont dans la Demeure,
Les Morts ne sont pas morts.
Écoute plus souvent Les Choses que les Êtres,

La Voix du Feu s'entend,

Entends la Voix de l'Eau Écoute,
dans le Vent Le Buisson en sanglots,

C'est le Souffle des Ancêtres
II redit chaque jour le Pacte,
Le grand Pacte qui lie,
Qui lie à la Loi notre Sort,
Aux Actes des Souffles plus forts
Le Sort de nos Morts qui ne sont pas morts,
Le lourd Pacte qui nous lie à la Vie.
La lourde Loi qui nous lie aux Actes
Des Souffles qui se meurent
Dans le lit et sur les rives du Fleuve,
Des.Souffles qui se meuvent.
Dans le Rocher qui geint et dans l'Herbe qui pleure
Des Souffles qui demeurent
Dans l'ombre qui s'éclaire et s'épaissit,
Dans l'Arbre qui frémit, dans le Bois qui gémit
Et dans 1' Eau qui coule et dans I' Eau qui dort,
Des Souffles plus forts qui ont pris
Le Souffle des Morts qui ne sont pas morts,
Des Morts qui ne sont pas partis,
Des Morts qui ne sont plus sous la Terre.

Écoute plus souvent.

Birago Diop – Décembre 2006 – La LdT No 48.
(Merci à >CCBx)

En illustration : Birago Diop & Les vitesses du vent solaire, suivant d'où il vient... Cette image représente une superposition d'une image solaire et de celle de la vitesse du vent mesurée par Ulysse. Cette vitesse varie, selon la latitude, de 400 à 700 kilomètres par seconde. Aux pôles, le vent est plus rapide en permanence. Crédits : Los Alamos National Laboratory

Sur cette page.

Birago Diop

Né le 11 Décembre 1906 à Ouakam, un quartier de Dakar au Sénégal
1933 : Etudes de médecine vétérinaire à l'Université de Toulouse
Rencontre avec Léopold Sédar Senghor
Mariage avec Marie-Louise Paule Pradère le 5 avril 1934
1937-1939 : Vétérinaire au Soudan
1940 : Vétérinaire en Côte d'ivoire et Haute Volta
1950 : Vétérinaire en Mauritanie
1960-1965 : Ambassadeur en Tunisie
1965 : Ouverture de sa clinique privée à Dakar
Décédé le 25 Novembre 1989 à Dakar

http://www.afrocom.org

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