le mensuel des Lettres et des Symboles

Numéro 47 - Novembre 2006

N°46

N°48


Ami, vous qui êtes de passage…
 
Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site.
 
Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « l’Écrit », des réflexions artistiques, des poèmes, des calligraphies et des images graphiques…

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Il était une fois le Z (2)


Et zou ! Le Z passe à la trappe !

Au VIIe siècle avant J.-C, les Étrusques, un puissant peuple du centre de l'Italie, ont été séduits par l'alphabet grec et l'ont adopté, non sans procéder à quelques ajustements indispensables pour transcrire les sonorités de leur propre langue. Ils l'ont ensuite transmis à leurs voisins, les Latins, ou Romains, qui l'ont à leur tour adapté à leur langue, le latin.

Le Z garde un mauvais souvenir de son arrivée chez les Romains, vers le Ve-IVe siècle avant J.-C. Car, pour ces gens-là, il était un étranger: la langue latine, en effet, ne connaissait pas le son z. Certains Romains, à l'esprit plus ouvert que la moyenne, trouvaient que le Z, le zêta grec, ne manquait pas de charme ni d'élégance et qu'il produisait une sonorité douce et somme toute plutôt civilisée. D'autres en revanche se méfiaient du Z, avec cette intolérance dont on fait souvent preuve à l'égard de tout ce qui est étranger. Ils le traitaient de barbare.

À la fin du IVe siècle avant J.-C., un homme politique romain très influent, Appius Claudius Caecus, déclara ouvertement la guerre au Z : il monta à la tribune, dit-on, pour réclamer que cette lettre soit interdite à Rome, « parce qu'en la prononçant, on imite les dents du mort » (quod dentes mortui, dum exprimitur, imitatur). Quelle humiliation et quel outrage pour le Z qui, en Grèce, était au contraire le symbole de la vie !

Finalement, le Z ne fut pas interdit de prononciation par une loi, comme le demandait Appius Ctaudius, mais il disparut bel et bien de l'alphabet romain, qui, au début du IIIe siècle avant J.-C, comportait vingt lettres : A, B, C, D, E, F, H, I, K, L, M, N,O, P, Q, R, S, T, V (prononcé ou) et X. Ensuite, le G, créé à partir du C, fut ajouté et placé en sixième position, à la place laissée vacante par le Z.

Cependant, les Romains, qui étaient de grands admirateurs des Grecs et qui ne se gênaient pas pour leur emprunter de très nombreux mots, se trouvèrent confrontés à un problème : comment transcrire ces mots grecs en latin sans employer les lettres chères aux Grecs, comme le Y (upsilon en grec, se prononçant u) et le Z ? Alors, les Romains se résignèrent à les réintroduire dans leur alphabet, au Ier siècle avant J.-C. Le Z fut placé tout à la fin, peut-être pour marquer la répugnance que ce son inspirait à Rome, mais plus probablement pour éviter de modifier l'ordre alphabétique. C'est ainsi que le Z s'est retrouvé vingt-troisième et bon dernier, marginalisé, au bout du bout des sons.

À Rome, on cessa de donner un « vrai » nom aux lettres qui furent désormais désignées par le son qu'elles émettaient, ce qui était moins poétique peut-être, mais plus court. Ainsi, A, le vieil alpha grec, ne fut plus appelé que « a », et B, connu en Grèce sous le nom de bêta, devint simplement « bé ». En latin, la liste des lettres, à la fin de l'Antiquité, était appelée soit abecedarium (mot formé à partir de A, B, C, D, les quatre premières lettres), soit alphabetum (en souvenir d'alpha et bêta, les deux premières lettres grecques). Ces noms ont donné, en français, abécédaire (« livre pour apprendre l'alphabet ») et alphabet (« série des lettres »).

(à suivre…)

Virgule No 21 // Faton ed. 2005

Remerciements à Marion Andrews pour la communication de cet article.
> [La LdThot].

En illustration :
C'est du grec ! Et plusieurs zêta se sont glissés dans ce texte : on en voit un en haut à gauche, et un autre tout en bas, au milieu de la dernière ligne (inscription du IIIe siècle, musée des beaux-Arts de Lyon).

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Anatomie typographique


Il arrive souvent au calligraphe amateur même expérimenté qu'en regardant un travail accompli, il sente de façon confuse que quelque chose « cloche » dans la forme des lettres, mais sans exactement pouvoir dire ce qui ne va pas. C'est souvent que chaque lettre en soi est correcte mais que certains rapports et proportions entre les signes ne sont pas respectés. C'est que, depuis l'âge où nous avons appris à lire, les lettres typographiées sont constamment dans notre environnement visuel et qu'elles ont imprimé dans notre inconscient des règles que nous avons l'habitude de voir respectées et en dehors desquelles nous voyons bien que quelque chose ne va pas, mais le plus souvent sans pouvoir le rendre conscient et visualiser le défaut.

Un exemple parmi d'autres est le respect des rapports de chasse des lettres entre elles (un W doit être plus large qu'un M) ou des rapports de contre forme (un V doit être plus ouvert en haut que le W). On pourra m'objecter que dans telle ou telle police de caractères, ces rapports peuvent ne plus être valable. Eh bien à ma grande surprise, il semblerait que cet a priori soit faux. Certaines polices peuvent avoir des particularités ponctuelles mais toutes respectent un minimum de règles et ce sont ces règles que nous percevons comme impératives.



Toutes ces proportions que nous connaissons tous, qui font partie de notre inconscient typographique, Karen Chang les a étudiées et compilées dans un ouvrage unique à ce jour, à la fois bible de tous les créateurs de caractères et référence pour tous les calligraphes. C'est la première fois, à ma connaissance que tous les rapports de proportion des lettres entre elles, majuscules, minuscules, avec ou sans empattement, chiffres, signes divers et ponctuation, sont étudiés avec une minutie digne d'un anatomiste disséquant son sujet. Tout y passe, depuis la chasse, les contreformes, les hauteurs des accents, les grandeurs respectives des unes par rapport aux autres, la position et l'amplitude des graisses, bref, pour la première fois, il est possible de construire un alphabet cohérent sans avoir à se creuser la tête pour accoucher de la forme de chaque lettre.

Ce livre passe en revue chaque signe d'une police en le mettant en perspective avec tous les autres afin de montrer, souvent en utilisant des polices classiques connues de tous, quelles contraintes s'appliquent sur chaque partie du signe. Des schémas extrêmement clairs montrent par superposition les relations qu'entretiennent les signes les uns par rapport aux autres et permettent facilement de juger de la validité de chaque signe que l'on sera amené à créer ou à dessiner. Les polices choisies sont souvent des exemples de la perfection typographique chère à Maximilien Vox et sont la plupart du temps issues du cerveau érudit des plus grand typographes (Hermann Zapf, Erik Spiekermann, Roger Excofon, Adrian Frutiger, etc...) et on y voit là exposé toutes les difficultés qu'ils ont du résoudre pour arriver au FF Meta, au Mistral, à l'Univers, au Palatino ou à l'Optima.



Loin des abstractions de la renaissance du « Divina Proportione » de Pacioli, du Champ Fleury de Geoffroy Tory ou du « Unterweysung der Messung » de Dürer qui essayaient de retrouver les proportions naturelles du corps humain ou de la géométrie dans des lettres données à l'avance, ce livre ne fait que constater et collationner ce que nous connaissons tous sans jamais avoir vraiment pu le conceptualiser et le rendre conscient. Mais on imagine la somme de travail pour obtenir ce retour à la conscience d'un pan entier de notre inconscient visuel collectif, une véritable psychanalyse typographique. Un livre incontournable à avoir en permanence sous la main, ne serait-ce que pour admirer les agrandissements de telle ou telle police célèbre, pour y admirer toutes les courbes et subtilités qu'y a cachées son génial concepteur.

Pierre-François Besson – Pour la LdT 47, novembre 2006.

« Design typographique » de Karen Cheng
Éditions Eyrolles, 2006, 39 euros

Tous renseignements ici :
http://www.editions-eyrolles.com/Livre/9782212117455/design-typographique

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« Tu fé la geul pour rien tu kompren pa
pour moi g tourner la page t un kopin voilà... »

L'enquête du mois


Suite à notre dernier article dans la Lettre de Thot No 46, consacré à la LECTURE, nous avons décidé d’ouvrir un débat (faites-nous part de vos réactions !), sur le langage SMS.

Pour ou contre ? Quelle utilité ? Le SMS volontaire nuit-il à la santé mentale de vos neurones ?

Oui, nous disons SMS « volontaire »…, car il est bien possible, à l’heure qu’il est…, qu’une bonne partie de la population du village mondial pense qu’il écrit dans sa langue natale, alors qu’il écrit sans le savoir en langage SMS, sur son portable, sur son blog ou sur son CV !

La Lettre de Thot a recueilli ce mois-ci sur la toile, quelques témoignages pour lancer le débat…

Djeune ! Cet article est pour toi !

Graphos – la LdT 47, novembre 2006.

SMS //

Le terme anglais short message service, plus connu sous l'acronyme SMS, est un service proposé conjointement à la téléphonie mobile permettant de transmettre des messages écrits de petite taille. Pour désigner les messages transportés, on parle parfois en France de minimessage, de télémessage ou de texto.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Short_message_service

Je blogue donc je suis !

Nous commençons, pour nous mettre dans le bain par un extrait de l’article de Gilbert Charles sur le site de L’Express //

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/rss.asp?id=5268

« C'est une révolution portée par les adolescents de l'ère numérique, explique Pierre Bellanger, patron de la radio Skyrock et du site Skyblog, http://www.skyblog.com/, le premier du genre en France avec 5 millions d'utilisateurs.

Cette génération est née avec l'ordinateur personnel et a grandi avec Internet, les SMS et les fichiers MP3. Ses membres n'ont pas d'a priori et ils sont très actifs: 25% des blogs sont mis à jour quotidiennement, un chiffre énorme. » (…)

Cette effervescence exhibitionniste n'est pas spécialement propre à l'adolescence, elle correspond à une tendance de fond: 3,2 millions de Français ont déjà créé leur blog, selon l'institut Médiamétrie. « Nous sommes passés d'une société collective à une société individuelle, où la nécessité de se distinguer des autres et de faire ses propres choix est la norme », explique le sociologue Michel Maffesoli. Une société de « consommation de soi » où on revendique son individualisme en personnalisant ses objets quotidiens, sa sonnerie de portable ou ses baskets - Nike commercialise des chaussures dont on peut soi-même concevoir l'habillage. Le moi n'est plus haïssable, il se met en avant sans vergogne, il s'affiche et se met en scène, en particulier sur les photos: très rares il y a vingt ans, les autoportraits ont pris une importance considérable dans les clichés d'amateurs avec l'irruption du numérique.

Les moins de 18 ans, qui passent en moyenne cinq heures et demie par jour devant un écran de télévision ou d'ordinateur, ont trouvé sur Internet la scène idéale pour s'exposer. « La grande majorité d'entre eux utilisent le réseau non plus pour son contenu, mais pour sa capacité à produire du lien, constate Stéphane Hugon, chercheur au Centre d'étude sur l'actuel et le quotidien (Ceaq). Il ne s'agit pas à proprement parler de narcissisme, mais de narcissisme de groupe. » (…)

Gilbert Charles



Le langage SMS doit Mourir !

Une des choses que je supporte de moins en moins est le langage SMS.

Je ne sais pas si je deviens vieux con avec l'âge (et pourtant, bien que proche de la trentaine, je ne l'ai pas encore atteint), mais il y a des choses que je supporte de moins en moins : la télé (s'il n'y avait pas ma copine, je pense qu'il n'y aurait plus de télé, ou alors uniquement pour le lecteur DVD), la musique « à la mode », à croire qu'il n'y a que des reprises, ou bien de la musique de consommation de masse à la manière fast food - le langage SMS.

C'est ce dernier point que j'aimerai un peu développer. J'ai l'impression que ce type de « communication » (et encore je suis gentil en employant ce terme) devient de plus en plus à la mode. Il n'y a qu'à voir les sites de blogs à destination de la jeunesse désoeuvrée, comme Skyblog, ou bien les forums et autres espaces de discussion publics. Personnellement je trouve ça affolant. Je ne vais pas demander à ce que les gens s'expriment dans un français correct et sans fautes (je ne suis moi même pas parfait, loin de là), mais il est quand même souhaitable de faire un minimum d'efforts.

Je pense que si l'on écrit dans un lieu public, c'est afin d'être lu par les autres. Le minimum à faire est quand même de se rendre lisible par les autres facilement, d'autant plus que le lecteur potentiel peut très bien ne pas avoir la langue française comme langue maternelle, et donc ne pas saisir toutes les abréviations et autres fautes volontaires.

Bref, j'ai ma technique infaillible : dès que je tombe sur un texte en langage SMS, je saute et passe à la suite. Tant pis pour l'auteur du texte s'il avait un message intéressant ou important à faire passer, il n'avait qu'à faire un peu plus d'efforts de rédaction.

Arnaud Boudou

http://goddess-gate.com/dc2/index.php/post/52-Le-langage-SMS-doit-mourir

Langage sms de %@#$&

Je suis un vrai vieux con, je ne supporte pas le langage sms. Je ne compte plus le nombre de mails que je reçois en langage sms. Je n'en peux plus ! Mais le pire c'est que quand je demande à la personne d'écrire en français, je me fais traiter de tous les noms, et ceux qui essayent d'écrire en français correct n'y arrivent même plus ! Je ne parle même pas des fautes d'orthographe et de grammaire, juste des 'k', des '1' qu'ils mettent dans tous les mots. Et en plus ils osent me dire qu'ils pensaient que je refusais le langage sms uniquement sur le blog !

Je n'ose même pas imaginer à quoi ressembleront les CV et lettres de motivation des jeunes d'aujourd'hui quand ils chercheront du boulot. C'est hallucinant. Demain la sélection à l'embauche ne se fera plus sur les compétences mais sur ceux qui savent écrire quelque chose de compréhensible. Je pense malheureusement que la plupart des jeunes sont incurables. J'en suis de plus en plus persuadé.

Alors qu'on se le dise, je ne répondrai plus aux mails truffés de langage sms. Je réponds à une quinzaine de personnes tous les jours qui me demandent des conseils, des avis, des adresses, et j'ai autre chose à faire que de m'emmerder à décrypter des mails en charabia !

http://ouziel.blogs.com/pierre/2006/07/langage_sms_de.html

Allez Pierre, t’en fais pas ! Au dessus des nuages il y a encore un peu de soleil !

Comité de lutte Contre le langage sms
et les fautes volontaires sur Internet



La Dfinit° du komiT

Kont tenu 2 la viva6T D 1sult a mO égar lorsk le komiT 2 lut kontr le lAgaj SMS é lé fot volOtR é paru ac 2 fot, G juG bO 2 Dfinir le komiT. O va fR du mo a mo pUr ê sur kt tt le mO2 konprN.

Compte tenu de la vivacité des insultes à mon égard lorsque le comité de lutte contre le langage SMS et les fautes volontaires est paru avec deux fautes, j’ai jugé bon de définir le comité. On va faire du mot à mot pour être sûr que tout le monde comprenne.

komiT: juskisi ri1 2 bi1 méchA, cOprené par "komiT" : "réuniO 2 person" (Dfinit° du dicsionR Het plaC / mO étagR)

Comité : jusqu’ici rien de bien méchant, comprenez par « Comité » : « Réunion de personnes » (définition du dictionnaire Hachette placé sur mon étagère).

2 lut cOtr: cert sela pe parê provoKter. O oré bi1 mi " KomiT 2 sAsibilizat° D méfé du lAgaj SMS é D fot volOtR / 1ternet " mé vou alé ê ts dakor ac mi, C tro lO é sa son mal!

de lutte contre : certes cela peut paraître provocateur. On aurait bien mis « Comité de sensibilisation des méfaits du langage SMS et des fautes volontaires sur Internet » mais vous allez être tous d’accord avec moi, c’est trop long et ça sonne mal !

le lAgaj SMS: la sa devi1 1téréssA ! le lAgaj SMS regrUp D abréviat° nO universL, nO conu 2 tt le mO2, é dOc nO cOpréAsibl par tt le mO2. PUr savIr si 1 txt utiliz du lAgaj SMS, il fOdrè le sUmet a 1 étrAG métrisA pe le fr. 6 7 person ariv a lir votr txt é a A Csir le sAs, tU va bi1 ;). O pE ajUT ke le lAgaj SMS ne répO pa a D regl orto U gramatikal strict: 1 mêm mo pE sUvA ê ecri 2 plusier maniR. VI6 tU 2 mem 1 peti ex 2 lAgaj SMS : le mo "demain" A "2m1"

le langage sms : là ça devient intéressant ! Le langage SMS regroupe des abréviations non universelles, non connues de tout le monde, et donc non compréhensibles par tout le monde. Pour savoir si un texte utilise du langage SMS, il faudrait le soumettre à un étranger maîtrisant peu le français. Si cette personne arrive à lire votre texte et à en saisir le sens, tout va bien ;). On peut ajouter que le langage SMS ne répond pas à des règles orthographiques ou grammaticales strictes : un même mot peut souvent être écrit de plusieurs manières différentes. Voici tout de même un petit exemple de langage SMS : le mot « demain » en « 2m1 ».

lé fot volOtR: lé fOt volOtR permet 2 joué / la fonétik D mo pUr ecrir 1 mo sA avIr a se sUcié 2 sO orto. 1si lorskil saji dekrir [le mot ecrire est répeté deux fois ici] "manger", "mangé", "mangez" U mem "mangeais", bOkU ecriv "mangé" dA tt lé k, se ki, je vU le konsed, evit 1 lOg é laboriEz reflex°. C se ke lO pe apelé 1 fot volOtR. 1 otr K, égalemA trè a la mod / 1ternet, é 2 ne pa fR la <> Atr "ça", "sa" rAmplaC sistematikmA par "sa" et "se", "ce", "ceux" rAmplaC par "se". VU CsiC ?

les fautes volontaires : les fautes volontaires permettent de jouer sur la phonétique des mots pour écrire un mot sans avoir à se soucier de son orthographe. Ainsi lorsqu'il s'agit d'écrire écrire « manger », « mangé », « mangez » ou même « mangeais », beaucoup écrivent « mangé » dans tous les cas, ce qui, je vous le concède, évite une longue et laborieuse réflexion. C'est ce que l'on peut appeler une faute volontaire. Un autre cas, également très à la mode sur Internet, est de ne pas faire la différence entre « ça », « sa » remplacés systématiquement par « sa » et « se », « ce », « ceux » remplacés par « se ». Vous saisissez ?

/ 1ternet: C 1 po1 ajUT recemA suit a 1 movez cOpréAs° 2 notr act°. A Fé, notr cibl n'é k1ternet, l'utilsat° du lAgaj SMS ne se justifiA absolumA pa / se supor. 1si le lAgaj SMS dA lé texto, C 1 tt otr histIr kil n'é pa résonabl 2 lié a notr act°.

sur Internet : c'est un point ajouté récemment suite à une mauvaise compréhension de notre action. En effet, notre cible n’est qu’Internet, l'utilisation du langage SMS ne se justifiant absolument pas sur ce support. Ainsi, le langage SMS dans les texto, c’est une toute autre histoire qu’il n’est pas raisonnable de lier à notre action.

je pAs ke la Dfinit° é m1tenA bi1 fixé. alor lorskO me di (pa trè gAtimA) ke G fé D fot alA a lAcOtr D valEr du komiT, je rigol. La plupar D fot ke je fé (é jA fé !) sO sI D fot 2 frap (U!), sI D fot dorto (Acor pir !). Je sui lo1 d'^parfè é je vU AcUraj a mAvIé polimA 1 cUriL pr me signalé DvAtuL REr ki seré paC Utr lé relectur.

Je pense que la définition est maintenant bien fixée. Alors lorsque l’on me dit (pas très gentiment) que j’ai fait des fautes allant à l’encontre des valeurs du comité, je rigole. La plupart des fautes que je fais (et j’en fais !) sont soit des fautes de frappe (ouh !), soit des fautes d’orthographe (encore pire !). Je suis loin d’être parfait, et je vous encourage à m’envoyer poliment un courriel pour me signaler d’éventuelles erreurs qui seraient passées outres les relectures.

http://sms.informatiquefrance.com/definition.htm



Du SMS au livre de bain !

Et pour les chanceux habitant la région parisienne, à ne pas louper la pièce La danse de l’Albatros, avec Pierre Arditi, au Théatre Montparnasse, 31, rue de la Gaîté - 75014 Paris

Le sujet : La danse de l'albatros, c'est l'histoire de Thierry, zoologiste, spécialiste des espèces en voie de disparition. A 55 ans passés, il vit avec Judith, 24 ans, belle, désirable et auteur de livres de bain pour enfants… A écouter (!) sur :

http://neufportail.lci.fr/infos/media/jt/0,,3336455-VU5WX0lEIDQwMw==,00-danse-albatros-pierre-arditi-.html

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Les pétroglyphes du Fujairah


Les pétroglyphes du Fujairah (Emirats Arabes Unis) sont des gravures rupestres, illustrant le panthéon et les combats militaires des populations anté-islamiques de cette région.

Elles ont été étudiées par le Archaeological Survey of Fujairah, Groupe de Recherches en Archéologie Préhistorique - Département d'Anthropologie de l'Université de Genève - dans le cadre d'un programme de coopération archéologique associant la Suisse à l'Emirat du Fujairah.

Considérations sur le cheval :

La représentation du cheval est plus problématique.

Historiquement, il est mentionné que les populations sémites n'utilisaient guère de chevaux, alors que l'ensemble de l'Asie du sud-ouest en faisait grand usage dès le 1er millénaire avant J.-C. Les premiers restes osseux attestant la présence du cheval dans la péninsule d'Oman sont liés à des contextes préislamiques. Ainsi, ce n'est guère que les quelques siècles avant l'islamisation que les Arabes commencèrent à élever des chevaux, mais de manière très limitée. Finalement, les cavalcades représentées pourraient refléter les incursions militaires islamiques dans les populations encore païennes (conquête militaire en 632 ap. J.-C.).

http://anthro.unige.ch/fuj/

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