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Numéro
52
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Ami, vous qui êtes de passage… Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site. Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « l’Écrit », des réflexions artistiques, des poèmes, des calligraphies et des images graphiques… |
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| Sommaire |
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« Les
Templiers y sont toujours pour quelque
chose… » « En
cet an, également, tous les
templiers du Royaume de France, par
le commandement de ce même roi
de France, avec la permission et l’assentiment
du souverain évêque Pape
Clément, le jour du vendredi
après la fête de Saint
Denis, comme en l’espace d’une
heure, soupçonnés de
détestables et diffamatoires
crimes, furent pris par tout le royaume
de France, et en diverses prisons mis
et emprisonnés. »
Il y a 700 ans jour pour jour, le vendredi 13 octobre 1307, au petit matin, tous les Templiers de France furent arrêtés sur ordre du roi Philippe IV le Bel. Les traces écrites et paléographiques de cette singulière aventure, à la suite de cette arrestation, que ce soit l’arrestation elle-même, le procès des Templiers calligraphié dans une très belle cursive gothique ou des enluminures, comme celle-ci, nous sont connues et offrent un intérêt majeur tant sur le plan de l’Histoire que de l’iconographie ou de la paléographie. Nous vous proposons ci-après, une belle pièce de calligraphie sur parchemin, on notera la mise en page en pavé conventionnelle, avec les trois paraphes en bas du document, ainsi que le travail calligraphique du scribe, extrêmement minutieux, propre aux chancelleries de cette période. Graphos - Octobre 2007
Chinon, diocèse de Tours, 17-20 août 1308
Il s’agit d’un exemplaire original, constitué d’une seule feuille de grandes dimensions (700x580 mm), qui était à l’origine accompagnée des trois sceaux des trois légats apostoliques qui formaient la commission spéciale apostolique ad inquirendum nommée par Clément V : Bérenger Frédol cardinal prêtre titulaire de l'Eglise des s. Nereo et Achille, et neveu du pape, Etienne de Susy, cardinal prêtre de S. Ciriaco in Therminis, Landolfo Brancacci, cardinal diacre de S. Angelo. Le document est dans un assez bon état de conservation, malgré la présence de nombreuses taches violacées très visibles du fait d'attaques bactériologiques. Une copie authentique était jointe à l'original, et est toujours conservée par les Archives Secrètes Vaticanes, avec la référence suivante: Archivum Arcis, Armarium D 218. Le document contient l’absolution accordée par Clément V au dernier grand maître des templiers, le frère Jacques de Molay, ainsi qu’aux autre chefs de l’ordre après qu’ils aient fait acte de repentance et demandé le pardon de l’Eglise; après l’abjuration formelle, obligatoire même pour ceux qui étaient seulement soupçonnés d’activités hérétiques, les membres de l’Etat Major des Templiers sont réintégrés dans la communauté catholique, et de nouveau autorisés à recevoir les sacrements. Le document appartient à la première phase du procès contre les Templiers, quand Clément V était encore convaincu de pouvoir garantir la survie de l’ordre religieux-militaire, et répond à la nécessité apostolique de lever pour les moines-guerriers l’infamie de l’ex-communication à laquelle ils s’étaient tout d’abord eux-mêmes condamnés, maintenant qu’ils admettaient avoir renié Jésus-Christ sous la torture de l’Inquisiteur français. Comme d’autres sources de la même époque le confirment, le pape soutient que des comportements condamnables s’étaient bien introduits parmi les Templiers, et prévoit une réforme radicale de l’ordre, pour le fondre ensuite dans l’autre ordre religio-militaire, celui des Hospitaliers. L’acte de Chinon, qui absout les Templiers mais ne les décharge pas de leurs responsabilités, était le présupposé de la réforme, mais resta lettre morte. La monarchie française réagit par un véritable chantage, qui contraignit le pape au compromis ambigu de 1312, durant le Concile de Vienne : ne pouvant s’opposer à la volonté du roi Philippe Le Bel qui réclamait l’élimination de l’ordre des Templiers, le pape fit sortir l’ordre de la réalité concrète, sans pour autant le condamner ou l’abolir, mais plutôt en l’isolant dans une sorte d’ « hibernation » par une habile utilisation du droit canon. Après avoir expressément déclaré que le procès n’avait pas prouvé les accusations d’hérésie, Clément V suspendra l’ordre des Templiers dans une sanction non définitive, afin d’obéir à la nécessité supérieure d’éviter de graves troubles pour l’Eglise, avec interdiction de continuer à user le nom ou les signes distinctifs de l’ordre sous peine d’ex-communication. A consulter sur : >[click here] |
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Physique quantique & Sémiologie
> [Topic du Capricorne] Le terme « TOPIC » désigne généralement en informatique un concept difficilement traduisible en Français, cette abstraction est pourtant fondamentale dans le vocabulaire contemporain dévolu à la Blogosphère et aux « Topic Maps ». Le Topic représente en soit un sujet unique et clairement identifié dans un contexte informatisé, mais non robotisé, associant signifiant et signifié et ce en direction de bipèdes semi vivants, à station debout, pourvus d’organes préhenseurs, établissant quotidiennement des connexions entre eux via Internet et la Blogosphère dans son ensemble. Un Topic est en général un représentant (instance) d’au moins une classe. La propriété caractéristique correspondante en miroir définit un type du Topic. Les caractéristiques d’un Topic sont ses noms, occurrences et rôles sensibles dans les associations... En résumé et pour sembler simplifier, dans le jargon informatique, un Topic est un sujet de forum à savoir clairement identifié dans la Matrix. Exemple de Topic parmi d’autres, réalisé par André Bloggo : « Le culte de la souris informatique au XXIe siècle, de Gutenberg à Mickey Mouse. » - Juin 2001. Au cours de l’année 2006, André Bloggo entame une première ébauche de ce qui deviendra son livre de recueil de citations au titre évocateur « Topic ». Suite verbale indéfinie d’aphorismes azimutés créés pour la circonstance afin d’animer la colonne de droite du Blog de Graphos, premier blog francophone consacré à l’écriture sous toutes ses formes, à la Calligraphie latine, aux Contre-écritures sur le Blog de Graphos.net. Cet ouvrage d’aphorismes que vous tenez en main à l’instant, dont la bloguitude n’a d’égale que la culture des cornichons dont il est issu, ne peut en réalité se comparer à rien de connu, si ce n’est à un petit livre publié aux éditions Arqa, aux dimensions de quinze par vingt-et-un centimètres, imprimé sur papier centaure ivoire et lu occasionnellement par les véritables dépositaires de la science sacrée, nous voulons parler bien entendu de l’authentique Poésie Zutique et non pas d’un quelconque hermétisme de pacotille. Le sujet de « Topic », d’André Bloggo, définit en substance un champ sémantique de mots et de « JE » idoines, propres à refléter dans un principe de convergences attenant à des modalités de physique quantique englobant la mécanique quantique non relativiste (où la gravité de la cinquième dimension n’a pas sa place), des citations quotidiennes à parutions aléatoires et néanmoins fondées, sur le Blog de Graphos ou « BdG. » De la sorte, à la question fondamentale qui pourrait nous être un jour posée, mettant nommément en cause André Bloggo, son identité cachée, sa réputation : « Les bipèdes de référence dont il est fait état ici — ou encore humanoïdes gonflables — sont-ils susceptibles d’identifier vraiment les différences notables, de formes et de couleurs en relation avec un spectre pataphysique et les mondes interstellaires de la nanopublication avancée ? » À cette question nous répondrons, par l’affirmative. Mais pas seulement ! Ah... ? C’est ainsi que du Père Ubu à l’U Topic, André Bloggo s’est attaché à faire revivre patiemment dans ce recueil de mots jetés, tel un véritable sage taoïste, la folie du Web, la sémantique des blogs et les équations poétiques. Il va de soi que dans un tel contexte l’apologie du cornichon telle que la concevait André Bloggo ne pouvait passer aux yeux du vulgum que pour un gigantesque complot... (Texte
temporaire) - Georges Kaplan
&
quelques aphorismes d’André Bloggo… > Partez
en week-end le lundi >
Les écoutes de l’Elysée >
Décorez votre [Blog] > Au bout de 1500 Go > « La psychose des [Blogs] >
Albert Dürer lit > Albert Schweitzer aussi ! André Bloggo - TOPIC Physique quantique & Sémiologie, Arqa éditions 2007. Le Best
Of des Aphorismes d’André Bloggo. A commander sur >[la Boutique de Thot – 12 €] |
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Arcimboldo Un
peintre surréaliste au XVIe
siècle Célèbre
pour ses têtes anthropomorphes
composées à partir de
plantes, de fruits, d’animaux
et autres éléments, Giuseppe
Arcimboldo (1526-1583) reste, paradoxalement,
un peintre encore mystérieux.
Né en 1526 dans la noblesse
milanaise, Arcimboldo est répertorié pour
la première fois en tant que
peintre en 1549, à l’occasion
de la réalisation de cartons
de vitraux pour la cathédrale
de Milan. Peu de temps après,
il reçoit de Ferdinand de Bohème,
futur empereur Ferdinand Ier, une commande
pour la réalisation de blasons.
Satisfait, il l’appelle à Prague
comme portraitiste de cour. Le peintre
jouit déjà d’une
grande renommée lorsqu’il
arrive en 1562. Au service de la cour
impériale des Habsbourg pendant
plus de 25 ans, Arcimboldo reçoit
tous les honneurs. Ferdinand Ier, Maximilien
II puis Rodolphe II qui tous admirent
son esprit inventif et sa sensibilité lui
confient de nombreuses charges. En
marge de son activité de portraitiste
de la famille impériale (aujourd’hui
ignorée en raison des difficultés
d’identification et d’attribution
de ces tableaux de facture classique),
il réalise les séries
des quatre Saisons, des quatre Eléments
et des métiers qui suscitent
l’engouement et le respect de
ses contemporains. Doué de multiples
talents, il est également dessinateur
de costumes et décors pour les
innombrables manifestations et cérémonies
qui ponctuant la vie à la cour, à Vienne
comme à Prague; inventeur de
jeux d’eau; conseiller artistique;
illustrateur de la faune et de la flore
pour le compte de grands scientifiques.
Adulé de son vivant, Arcimboldo
tombe dans l’oubli après
sa mort en 1593. Sans doute, ses œuvres étranges
et extravagantes dont peu d’originaux
subsistent sont-elles mal comprises.
Redécouvertes au début
du XXe siècle par les artistes
et les surréalistes qui considérèrent
alors le peintre comme un des précurseurs
de l’art moderne, elles jouissent
d’un regain d’intérêt
depuis une vingtaine d’années.
>[Première exposition monographique au monde] Arcimboldo s’attachera à révéler, à l’aune du contexte culturel dans lequel il a œuvré, les multiples facettes d’un des esprits les plus fertiles et talentueux de l’époque maniériste. Outre la présentation de ses célèbres créations anamorphiques en provenance de collections privées et muséales du monde entier, une importante sélection d’environ 40 huiles sur toile, dessins, ouvrages illustrés et tapisseries, réalisés depuis ses années de formation en Lombardie à celles au service des Habsbourg, permettra de découvrir et d’apprécier l’étendue de son extraordinaire univers pictural, d’une richesse allégorique et formelle inégalée. Arcimboldo
- A découvrir sans
plus tarder au Musée du Luxembourg Et le site Internet : |
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| >[Le Dossier Graphos du mois]
Pensez-vous que l’on puisse écrire « la Chambre des Députés », en majuscules non accentuées ? Ou encore le mot « CREEE », accordé au féminin, sans accentuation ? La réponse est comprise dans la question, isn’t ? C’est le Dossier du mois de la 52e Lettre de THOT, de la majuscule et de son accentuation, réelle et controversée ! À vos stylos et plumes d’oie… TEG - la LDT N 52, octobre 2007. I - Majuscules & Minuscules On distingue couramment majuscules et minuscules. Dans la tradition de l'imprimerie, on distingue capitales et bas de casse. On distingue également les (grandes) capitales et les petites capitales. Il faut y ajouter la lettrine. Le terme bas de casse est directement lié aux métiers de l'imprimerie et particulièrement à celui du compositeur, chargé de composer les textes avec les caractères en plomb : il prenait les caractères de plomb dans le meuble à compartiments où ils étaient rangés et qu'on appelle une casse, les minuscules – les plus nombreuses – étaient rangées dans les compartiments en bas de la casse, c'est-à-dire le plus près de lui. Dessin d'une casse (extrait de l'Encyclopédie de Diderot et D'Alembert). Capitales et bas de casse d'une part, majuscules et minuscules d'autre part relèvent de plans différents. Capitale et bas de casse sont des termes de typographie et ils expriment une différence de forme, tandis que la distinction entre majuscules et minuscules est une distinction linguistique qui correspond à une différence de fonction : la majuscule signale quelque chose. On peut distinguer deux types d'emplois de la majuscule : 1. La majuscule à l'initiale d'un mot peut servir à indiquer le début d'un segment du texte : début de phrase, début d'une division du texte (paragraphe, chapitre, vers, strophe, verset, etc.). 2. La majuscule à l'initiale d'un mot peut aussi servir à indiquer une valeur particulière de ce mot. En français, les noms propres (à référent unique) "prennent la majuscule". En allemand, les substantifs prennent également la majuscule selon la norme orthographique officielle. On peut relier à cette fonction l'utilisation des majuscules pour les sigles. Dans les textes standard (imprimés, manuscrits ou réalisés par quelque autre procédé), les majuscules sont réalisées en capitales et les minuscules en bas de casse [a]. Mais les minuscules peuvent aussi être réalisées en capitales [b] ou en petites capitales [c]. Et les majuscules sont parfois aussi réalisées en bas de casse [d]. [a] Tintin et Milou – [b] TINTIN ET MILOU – [c] TINTIN ET MILOU – [d] tintin et milou En effet, outre leur utilisation pour les majuscules linguistiques, les capitales peuvent avoir deux autres utilisations : 1. Un texte entier peut être écrit en capitales. C'est le cas de nombreux panneaux, d'enseignes, d'inscriptions. C'est le cas aussi de titres d'ouvrages. Il s'agit de textes courts, sur lesquels on souhaite attirer l'attention, textes qui doivent d'abord être vus avant d'être lus. 2. Les
capitales peuvent aussi être
employées, dans un texte standard,
pour mettre en valeur des segments
de texte, mais le contraste graphique
entre capitales et bas de casse est
important et on préfère
généralement recourir à d'autres
procédés plus discrets,
et en premier lieu à l'italique. Dans l'usage courant, les termes de capitale et de majuscule sont souvent confondus, le terme de bas de casse est peu utilisé en dehors des milieux des imprimeurs et des correcteurs. Nous l'emploierons ici faute d'un terme plus courant de même sens. Origine Ces deux types de caractères n'ont pas la même filiation. Ils sont issus de deux écritures différentes, qui dérivent cependant toutes les deux d'une même écriture (voir Higounet 2003 : 69 sq.). Les capitales d'imprimerie ont pour ancêtres les capitales romaines (capitalis monumentalis), c'est-à-dire l'écriture noble utilisée notamment pour les inscriptions gravées dans la pierre. Leur forme s'est fixée au Ier siècle av. J.-C. et elle est restée stable depuis (indépendamment des variantes (notamment gothiques) auxquelles ces lettres ont donné lieu). Les
bas de casse sont issues de l'écriture
humanistique (littera antiqua) utilisée à partir
du XVe siècle en Italie, et qui est elle-même
une résurgence de la minuscule caroline
(VIIIe siècle). La minuscule caroline a
elle-même
pour ancêtre lointain l'écriture romaine
commune, cursive, telle qu'elle était pratiquée
au début de l'empire romain, mais de l'une à l'autre,
les changements de forme ont été assez
importants (par différence avec les capitales). Indépendamment de la question des majuscules accentuées, les inventaires des capitales et des bas de casse présentent ou ont présenté aussi quelques différences : – en allemand, on distingue "ss" et "ß" en bas de casse, ne leur correspond que "SS" en capitales (anciennement "SZ" – de même que pour les lettres bas de casse) ; – dans des livres français anciens, on a longtemps distingué, en bas de casse, le "s" long et le "s" rond (ce dernier en fin de mot), auxquels correspond la seule capitale "S" ; – de même, à la capitale "V" ont correspondu, selon la valeur phonique, deux bas de casse : "v" et soit "u", soit "v" (ce dernier à l'initiale) ; à la capitale "I" correspondaient, selon leur valeur phonique, "i" et "j". Voir à titre d'exemple la transcription d'un extrait du Tartuffe de Molière tel qu'imprimé en 1669. A voir sur : >[Click here]
L’accent sur les capitales ? Grand sujet d’engueulades, doit-on mettre des accents sur les majuscules ? (Avec pour argument final : « j’ai appris à la petite école qu’on ne devait jamais en mettre ».) La
règle classique consiste à systématiquement
accentuer les capitales (y compris le À ;
pas seulement les petites capitales). En
effet, les accents français influent
sur le sens des mots ; leur absence introduit
donc des risques de
mauvaise interprétation. Par exemple
: « LE
FASCISME ERADIQUE SUR LE NET », à la
place de « LE FASCISME ÉRADIQUÉ SUR
LE NET » ; et on reviendra certainement
bredouille d’une pêche au « PALAIS
DES CONGRES » [1]. Pour l’email, certes il y a ce vieux problème des « accents qui passent mal ». Mais il est de moins en moins fréquent. Et, de toute façon, si les lettres minuscules accentuées passent, les majuscules n’auront pas plus de difficulté. On trouvera de nombreuses excellentes raisons pour ne pas accentuer les majuscules : sur le A, l’accent serait très laid ; avec des caractères en plomb, on risquait d’émousser les majuscules et le travail était ralenti ; dans les quotidiens à l’interlignage très resserré, les capitales accentuées peuvent « mordre » sur la ligne supérieure ; les machines à écrire ne comportaient pas de tels caractères ; sur mon PC je ne sais pas comment obtenir ces lettres... et puis c’est marqué dans une circulaire de l’Éducation nationale. Même s’il n’y a plus aucune raison objective pour ne pas accentuer les majuscules, on proposera cette unique alternative (mais en la déconseillant) : si vous ne voulez pas accentuer les majuscules, alors n’en accentuez aucune ; toute règle proposant un mélange de majuscules accentuées (dans certaines situations) et non accentuées est une catastrophe. Le choix se fait entre le tout accentué et le jamais accentué ; aucune solution intermédiaire (sus aux hérétiques !). Petit
guide typographique à l’usage
de l’Internet
Des poils aux œufs et des accents sur les capitales… Approches – Majuscules & Accentuations http://www.alain.les-hurtig.org/ (Une affaire de virgules…) J’en étais là, lorsqu’une polémique a éclaté sur la liste Typographie. Le 2 octobre 2000, Jérôme Oudin écrivait, dans un mail intitulé Accent sur les capitales et espaces : « Lefevre explique qu’il faut une espace de la valeur d’un point avant la virgule […] Aujourd’hui nous ne mettons plus d’espace avant la virgule. […] En composant sur une petite justification on a facilement des lézardes qui disparaissent si l’on supprime les espaces liés à la ponctuation. » Du coup, ça m’a paru amusant d’en mettre une, de fine, avant la virgule. Juste pour voir ce que ça donne, si ça choque l’œil ou au contraire si ça passe. Par ailleurs, je sentais bien que cette idée que ça créerait des lézardes était absolument fausse, et que c’est le contraire qui se passerait. Mais naturellement, il fallait vérifier…
Je
pense que la démonstration
est doublement faite : Quelques années plus tard, j’ai revu cette technique employée dans une réédition moderne d'Ivanhoe, de Walter Scott — un ouvrage très probablement photocomposé, dans un Didot de belle facture —, publié par le Cercle des Bibliophiles/Édito-Service (Genève), sans date ni mention d’imprimeur :
Le lecteur passe sans problème sur cette fine inhabituelle, mais dont l’ajout facilite la lecture. Le typographe, un instant interloqué, retiendra surtout le charme d’une rythmique nouvelle et les avantages offerts par la souplesse d’emploi de ce procédé. — On notera que dans cet Ivanhoe, les fines avant la virgule sont justifiantes, alors qu'elles sont fixes dans Hermès. Cette fine « des temps anciens », je l’ai créée pour Hermès directement dans Fontographer, en élargissant la bounding box de la virgule : j’ai rajouté un chouia de blanc (la valeur du quart de l’espace, si ma mémoire est bonne). Une autre solution aurait consisté à rajouter cette espace directement dans XPress (à l’aide d’un paramétrage spécifique de l’indispensable ProLexis, par exemple). Je n’y tenais pas, d’une part pour ne pas avoir une espace trop importante (qu’on se souvienne de la largeur prédéfinie de ma fine !), d’autre part pour que cette espace ne se dilate pas trop au hasard des justifications de lignes trop blanches. Enfin, je devais gérer le cas où la virgule doit être juste un peu décollées de la lettre, mais pas franchement séparées (cas de la séquence « v, », par exemple). Un triplet [lettre-espace-virgule] n’est pas gérable dans nos logiciels… Seule la fine « en dur », dans la police, permet de contourner l’obstacle. J’aurais certainement dû en profiter pour rectifier ou créer certaines approches par paires, afin d’éviter des blancs optiquement douteux avant certaines lettres. Mais je n’ai rien vu de réellement désastreux, alors j’ai laissé tomber. … et d’accents sur les capitales Tant que j’y étais avec Fontographer, j’ai travaillé un peu les accents sur les capitales et les petites capitales. Accents aigus et graves sont désormais un peu moins penchés sur les capitales de « mon » Centaur, les autres accents (circonflexes, trémas…) y sont abaissés et éventuellement un peu aplatis. Bien entendu, les accents sur les bas-de-casse sont ceux d’origines et restent inchangés. Exemples :
Ça se voit à peine, et peut-être même que ça ne se voit pas (surtout en corps 10), mais c’est la seule façon d’éviter des effets disgracieux, en particulier des accents qui touchent des descendantes situées sur la ligne d’au dessus. Dans l’absolu, chaque police soignée devrait être dessinée comme ça : c’est à la fois imperceptible et magnifique. C’est devenu pour moi un critère de qualité, comme la présence des petites capitales et des chiffres elzéviriens. > [Le Site du mois] // À lire
sur :
PS : Pour ajouter au débat (et mettre de l'huile sur le feu), voir aussi un site proche du précédent, très complet en matière d'usage typographique et très pointilleux sur les détails (le diable est dans les détails) : http://users.skynet.be/typographie/faq/Capac.html du site http://users.skynet.be/typographie/. Ce site était animé par le regretté Jean-Pierre Lacroux dont vous pourrez mieux connaître la biographie ici, sans manquer de visiter le site complet là. Vous noterez que la table des typographes semble aussi bien fournie que celles des calligraphes de Graphos… À la suite de quoi, vous pourrez vous-même participer au débat en vous abonnant à la « liste typo » ! >[NdWM]
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