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Numéro
55
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Ami, vous qui êtes de passage… Vous êtes convié à venir visiter régulièrement notre site. Vous y trouverez tous les mois de nouveaux articles sur le thème de « l’Écrit », des réflexions artistiques, des poèmes, des calligraphies et des images graphiques… |
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| Sommaire |
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« Pour
quelques mots d’azur à l’emporte
plume » J’ai
commencé la calligraphie en
1978, il y a plus de trente ans maintenant. À cette époque,
que seuls ceux de ma génération
ont connu en France, et ils sont peu
nombreux, ils ont pour nom Michel Derre,
Franck Jalleau ou Kitty Sabatier, sans
parler des paléocalligraphes,
Média ou Larcher, on achetait
- difficilement - nos plumes Braüse
en Allemagne, et nos Automatic Pen
avec manches en bois (!), en Angleterre…
Trente ans plus tard, dieu merci, la K-Li reste pour moi une amie sûre mais aussi un étrange objet du destin. Comme dirait un mien ami, « tout mène à tout, à condition d’en sortir… » Comprenne qui pourra. Le regard que j’ai maintenant sur ce qui fut une passion lointaine m’amuse aujourd’hui parfaitement. Et si je m’intéresse de loin à tout ce qui touche de près cet art sacré des origines de l’écriture, mon engouement d’entomologiste m’amènerait to day, à faire partager plutôt mes découvertes en des domaines périphériques sur le site de Thot ou sur le Blog de Graphos, afin d’inciter ardemment le passionné de totems en formes de lettres à mieux discerner son époque, dans certaines de ses digressions graphiques… Pour quelles raisons ? C’est parce que je sens à vrai dire et perçois, que la K-Li que j’ai connue il y a trois décennies, perdure toujours en France et se perpétue passablement, comme un long fleuve tranquille, comme si de rien était, comme si le geste acquis suffisait bien et comme si la mémoire des choses n’avait que peu de propension à se projeter en avant.
À vrai dire, la tension exacerbée entre l’arc tendu - forme parfaitement historiée et tracée dans un ductus convenu - et la flèche pénétrante de la pensée créatrice puissamment évocatrice d’un geste en devenir ; demanderait à être symboliser on ne peut mieux pour que l’on puisse entrevoir tel le maître Suzuki, au loin, une cible invisible, les yeux bandés… (Mais aussi et surtout une cible qui ne demanderait qu’à exister…) Alors, où sont les maîtres et où sont les leaders, pourrait-on formuler ? À la différence de ce que prônait Salvador Dali, je ne crois pas qu’il faille mettre un « terme aux maîtres »… Il s’agit juste d’approcher une nouvelle génération qui tarde à venir ou plutôt que l’on tarde à entrevoir, ce qui n’est pas la même chose. Et ce n’est pas Fabienne Verdier que l’on attend... (Notez bien - elle s’en doute aussi). …Je m’amuse toujours à citer cet aphorisme de Ben, interrogé sur sa conception de l’art moderne, et qui avait répondu qu’il trouvait « l’art moderne pas assez moderne. » Il ne faut pas perdre de vue en réalité, que la calligraphie latine en France il y a moins d’un demi-siècle était totalement moribonde. Et que de cette renaissance calligraphique appelée de ses voeux par Raymond Gid (mais qui sait encore qui était Raymond Gid), il a bien fallu avant d’arriver à la formulation d’un tel hématome, passer par les différents âges maturants qui ont permis par successives imbibitions volontaires de retrouver par bonds successifs et en quelques livres choisis, par delà les nuages et les siècles, un socle et une hagiographie de circonstance, qui nous appartient en propre. Le bilan est dressé et la table du banquet aussi.
De cette interrogation légitime de l’histoire calligraphique en France et de sa modernité, sans en ignorer les silhouettes émergentes qui constituent aujourd’hui la figure de proue de ce navire sans voile, nous voulions ici et maintenant, dans ce numéro spécial de la Lettre de Thot, vous convier à porter un « autre regard » sur l’actualité (1) - et sur cet art d’excellence, qui appartient de plus en plus à une modernité du geste, inscrite partout - dans tous les Beaux-Arts - de l’architecture à la musique, de la poésie au mail art, de la publicité à la photographie… Pour peu que l’on veuille bien le discerner ainsi.... TEG – 1e Juillet
2008 – LDT No 55 |
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by David Fisher
Et voici un truc de ouf ! Si comme moi vous pensez que la calli, c’est aussi… du dessin et des courbes, si comme moi vous aimez l’archi, et si vous pensez que l’archi, le dessin, la poésie, la calli, la musique sont des arts indissolublement liés, alors jetez donc un œil sur ce site Internet, qui met en scène le premier concept d’architecture dynamique ! Franchement ça vaut le détour ! http://www.dynamicarchitecture.net/
Welcome
to a new and innovative architecture
perspective. Our buildings keep
moving, forever changing their shape
to better fit
your imagination. And to better fit
nature as well. Our buildings follow
the sun and move to
the wind. So it's nature itself
that gives them a full energy supply. In return, we
pay nature more respect, building our
towers with a ready-made technology
for a more efficient
and environment friendly implementation. Our architecture
rotates 360° for a wider vision
of the world, of nature, of the future, of life. This
is our vision. Become a visionary yourself. André Bloggo pour la LDT No 55 – Juillet 2008 |
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Interview inédite de DONE pour la LDT 55
Né le 2 janvier 1983 à Aix-en-Provence dans une famille de peintres et plasticiens… Un atavisme lourd donc… Il réalise ses premiers graffitis à 14 ans, puis dérive bien vite vers les fresques peintes de plusieurs centaines de mètres… BOMBES NOCTURNES ! … & autres aléas… Le taff vite fait et le tag vite lu. Modèles et lettrages sur les murs des banlieues… Mais des meilleurs. Il est aujourd’hui un des spécialistes les plus reconnus dans le sud de la France des Tags et des Grafs… sa dérive graphique vient de l’amener à composer une série de 200 Light Grafs, impulsion calligraphique et chromatique que le graffiti urbain lui avait naturellement insufflé. Done répond ici en quelques mots et quelques images choisies aux questions de la Lettre de THOT. TEG – La LDT 55
>[rencontre avec DONE…] Graphos : Quel lien fais-tu entre Light-graffs & calligraphie ? Done : Le lien que je fais entre les deux est surtout la gestuelle. Celle de la calligraphie est appliquée sur un support papier, et celle du light-graff est appliquée dans l'espace… Les mêmes règles s'appliquent aux deux techniques ; c'est à dire maîtriser son outil pour obtenir de beaux traits tendus, et maîtriser son geste dans un espace défini. La difficulté pour le light-graff est en fait de visualiser le résultat, puis d'accomplir son geste en 3 dimensions ! Graphos : Peux-tu nous parler de la technique du Light-graff ? Done : Le principe de fonctionnement est simple : dans une pièce sans lumière, on dessine ou calligraphie un caractère ou une forme avec une source lumineuse (lampe torche, téléphone portable, etc.). Il faut mettre l'appareil-photo en mode Manuel et déterminer un temps de pose. C'est pendant ce laps de temps plus ou moins long que la lumière vient se fixer sur la photo... Ensuite, il faut trouver d'une part le bon geste puis de l'autre les bons réglages en jouant avec les ISO, en fonction de la vitesse des mouvements, et de la puissance de la source lumineuse. Pour ce travail, mon but était d'obtenir des effets de matières, plus que des caractères proprement dit. Pour cela, il m'a fallu trouver des instruments non-conventionnels pour une application nouvelle (papiers calques, pots et plaques de verre, bouteilles d'eau, aluminium...).
Graphos : Tu es aussi un ce que l'on appelle un "graffeur", quelle relation fais-tu entre graffiti et calligraphie ? Done : Tout tourne autour du dessin de la lettre. Aussi, ces deux techniques sont implicitement associées à l’écriture au sens large et à la typographie. La typographie détermine précisément la forme des lettres ; la calligraphie est une reproduction conventionnelle et/ou gestuelle de la lettre, et le graffiti est une interprétation libre de la lettre elle-même... Le but étant dans ce cas de lui donner une forme personnelle par les courbes, les empattements, l'enchaînement des lettres et leurs couleurs. C'est un mélange de calligraphie et « d'enluminure » à grande échelle, sans limites et sans règles. Le graffiti peut aller d'un simple tag (une signature), à une composition complexe de lettres qui s'entremêlent. L'intérêt n'est plus dans la lisibilité mais dans l'intention, comme en calligraphie ! Pour ceux qui voient de quoi je veux parler… Graphos : Tu viens de réaliser pour une exposition à l'Atelier de Conti de plus de 200 Light Graffs, le travail entrepris est vraiment d'une qualité exceptionnelle, quelle a été pour toi ta source de motivation et de référence ? Done : L'aspect calligraphique, le lien au graffiti par la dimension du geste et le rendu lumineux m'ont tout de suite séduit. Que se soit sur Internet ou dans des revues spécialisées, dès que j'ai vu des light-graffs, j'ai voulu en faire. J'ai profité des 3 mois de travail qui m'étaient impartis pour ma thèse de fin d'études pour faire des expériences graphiques et le light-graff en faisait parti… Je les ai fait sans prétention et cette exposition est pour moi un point de départ. Graphos : Tu t'es intéressé aussi au travail de pyrotechnie de l'artificier et « vendeur de Rêves » Pierre-Alain Hubert, est-ce exact ? Done : Oui, entre autres. Pas tant sur le coté technique, mais plutôt sur le coté authentique de l'œuvre, du mouvement unique. J'ai surtout été inspiré par sa phrase : « Je peins sur les Ténèbres. Recourant aux énergies instantanées, j'ai remplacé le pinceau par la grenade. Plus le procédé est brutal (je ne dis pas violent) plus je l'estime car moins il laisse de délai pour une manipulation suspecte, pour un stratagème ou pour un repentir. » A mon sens, elle s'applique aussi bien pour le light-graff que pour la pyrotechnie. Interview inédite de DONE recueillie le 7 juin 2008 par TEG pour la LDT 55 ©. Bientôt
sur la Galerie Graphos une exposition
inédite
des travaux de DONE, |
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Le
voyage imaginaire d'Ossiane La
Plume dans l’Eau, Ossiane… Une bucolique pleine de curiosité qui souhaite faire partager ses découvertes et créations… « J’aimerais vous faire partager sous forme de voyage imaginaire, mes impressions sur la planète en transcrivant en images les mots et pensées qui me traversent. Que cet espace de liberté sensoriel me permette de mettre ces mots en couleur au gré de ma fantaisie et rêverie. Nous avons plus que jamais besoin d’imaginaire et de créativité dans l’univers formaté et impersonnel qui nous entoure. Le regard que nous posons sur le monde, exprime une sensibilité qui nous est propre. L’expression de ce regard qu’il soit verbal ou pictural, permet de réagir, d’échanger, de partager. J’utiliserai donc mes photos et réaliserai des peintures et montages numériques pour tenter d’y parvenir. Mon métier : Graphiste dans le cadre de la création de sites Internet (Studio Amarante). » Lu & Vu par André Bloggo sur le Blog de … L’œil ouvert © ! Blog Photo
et Poésie : Haïkus et Calligrammes, |
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Hassan Massoudy - Calligraphe
La fin des années 60 à Paris était un moment privilégié pour un calligraphe, considérant toutes les tendances artistiques qui était actives à l'époque. Bien que tout jeune il eût déjà développé ses propres innovations, le bouillon culturel de Paris lui a indiqué de nouveaux problématiques à résoudre. On peut voir ses adaptations de la calligraphie traditionnelle comme des détournements radicaux. Mais en même temps, la tradition de la calligraphie musulmane s'est toujours nourrie de sources variées, et la formation de Massoudy l'avait préparé pour ce qu'il a rencontré en France. On pourrait soutenir la proposition qu'une calligraphie, telle qu'on la trouve au proche orient ou en Chine, se caractérise par la possibilité d'expérimentation, permettant à l'artiste d'intégrer divers éléments et même de faire des innovations individuelles. Cela met en question la notion des idées occidentales de l'expérimentation, qui sont souvent mécaniques. Je doute pourtant que Massoudy s'intéresse beaucoup à ce débat. Ses activités comprennent des exercices de calligraphie dans son atelier, bien entendu, et en même temps il la pratique comme une forme de spectacle traditionnelle. Ce spectacle engage non seulement la musique, mais aussi la récitation de contes, qu'on peut mêler avec la calligraphie de diverses manières. Au niveau élémentaire, comme à l'école primaire, il s'agit d'écrire en écoutant de la musique pour rendre compte du rythme et de l'enchaînement narratif. Raconter une histoire facilite la compréhension d'un texte, et facilite aussi la mémorisation. Le public musulman accepte facilement que les arts soient mélangés. Notons en passant que pour les Chinois, la poésie, la musique, la calligraphie et la peinture sont un art composé. Le public non-musulman n'a aucune difficulté à accepter ce sens communal, bien que certains soient surpris de le reconnaître. La communauté est essentielle pour Massoudy, et cette communauté n'est sûrement pas limitée aux Musulmans. Son oeuvre vise souvent la paix et la tolérance comme valeurs primaires, ce qui le mène tout naturellement à participer à l'Amnesty International, UNICEF, et d'autres organismes de leur suite. L'idée de la paix s'exprime chez Massoudy en des proverbes. Les proverbes communiquent la fraternité et l'accord dans une communauté, et chez Massoudy ils créent des liens plus vastes, avec l'espoir de rassembler les cultures du monde à travers une expérience commune… By Karl Young © à découvrir sur http://www.thing.net/~grist/l&d/massoudy.htm Photo // TEG – Graphos © // La venue d’Hassan Massoudy en 2006 à Marseille, chez Graphos, fut pour tous les participants et stagiaires, durant deux jours, une découverte extraordinaire de l’Harmonie d’un homme et de la modernité de sa création calligraphique associés à un humanisme véritablement inoubliable. |
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GRAFFITI ... HIP-HOP ... ET CULTURES URBAINES ...
En France, ils ont retrouvé la force de leurs origines dans les banlieues, là où ont été construits “les grands ensembles”, cependant à la différence des Etats-Unis, le Mouvement hip-hop a été accaparé par toutes les classes sociales, il est représenté aujourd’hui par une génération multi-ethnique et multi-culturelle qui se reconnait dans sa philosophie et ses modes d’expression, c’est ce qui fait sa spécificité.
Pour explorer le “graffe”, il est important d’expliquer sa filiation avec le hip-hop et d’abord de remonter à la source de cet art ... c’est-à-dire au “MOUVEMENT GRAFFITI”, afin de mieux comprendre cette nouvelle expression urbaine et son inscription dans le champ de “l’art contemporain”. K-LI & Grafs à découvrir
sur : (1) On écrit aussi graff', graf', il n’y a pas de règles établies ... graphe vient du grec « graphein » qui signifie écrire. |
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« Codes » La musique d’une première rotative commençait par le son d’une tension électrique. Cette ouverture était suivie du battement métallique irrégulier des cylindres porte-plaque. Lentement, la cadence accélérait. Après de multiples pauses et redémarrages, elle se stabilisait en un rythme régulier fait de mesures composées complexes, sujettes à de multiples variations. A l’arrière de l’engin, des palpeurs, au son de hi-hat caoutchouteuse, aspiraient et déposaient les feuilles de papier que les rouleaux entraînaient dans le corps du mécanisme, vers l’élastomère du blanchet. Une seconde machine se mettait en marche, suivie d’une troisième, puis toutes les presses de l’imprimerie, jouant chacune sa partition bruitiste. Cette symphonie asynchrone me parvenait assourdie, filtrée à travers les vitres de l’atelier de photogravure. Lui aussi offrait une variété de sons industriels percutants et de résonances atmosphériques électriques. Le timbre changeant des plaques offset polymétalliques, couches d’acier, de cuivre et de chrome couvertes de textes, résonnait lors des déplacements sur les tables de retouche et dans les bacs à morsure. Les dissonances devenaient plus riches sous le martèlement des jets d’eau qui effaçaient la couche photosensible. Elles alternaient avec la sonorité plus légère, plus mate, des plaques d’aluminium dont la surface se teintait de reflets étranges sous les ultra-violets des châssis d’insolation. Les éclairages des cadrans et des boutons de commande des appareils et des fours ajoutaient des touches électroluminescentes colorées au décor vibrant sous les néons. A côté des bidons de permanganate de potassium et de préparations diverses, une porte s’ouvrait sur l’atelier de typographie de l’usine, à l’ambiance plus traditionnelle. Une multitude de caractères de plomb, classés par familles, polices et fontes, remplissaient les casses. Les typographes choisissaient dans ces tiroirs à cases les lettres et les disposaient à l’envers et de gauche à droite, selon un code typographique précis, dans leur composteur. Espaces, interlignes et caractères formaient des pages que la lecture à l’envers transformait en objets géométriques déchiffrables par les seuls initiés. Littera et signum, j’étais immergé dans les lettres, la réalisation concrète des livres et leur lecture, mais aussi dans une vision esthétique des signes et de la matière au-delà du sens. Cette fabrication de l’écrit et la nécessité de l’abstraction imposée par cette vision particulière allait définitivement marquer ma démarche artistique. Signes, lettres, codes, outils et machines, tout le processus allant de l’idée à la matérialité, mon adolescence ouvrière devait être une influence majeure de ma future approche artistique de l’écriture sonore et graphique. J’avais la conviction, encore floue à l’époque, que les signes n’étaient pas que transcription. Les lettres
pouvaient être
abordées
en tant qu’images abstraites et
non forcément asservies au discours.
La vie réelle se trouvait dans
les traits et les courbes du texte, dans
les traces et les marques, tandis que
le mot lu était parole passée.
La forme des signes n’était
plus pour moi décorative mais
plus signifiante que les mots eux-mêmes. Toutes ces questions sont le moteur de mes activités plastiques, de ma musique, de mes « calligraphies », de mes installations et mises-en-scène. Quel que soit la technique, la matière et le support utilisé, qu’il soit physique ou virtuel, codes numériques et pigments, sampler et VCO, quatuor à cordes et voix artificielles, il me semble que le lien entre mes différentes réalisations est ce questionnement sur la perception des signes. Philippe Laurent © 12 juin 2008 -Texte inédit pour La Lettre de THOT No 55. Retrouvez Philippe Laurent
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| LE BLOG de Graphos… 1/3 de
pâte à papier Vu
sur le Blog de Graphos [Archives des Hautes-Alpes] Y aurait-il une mode de la paléographie ? Va-t-on bientôt trouver au coin de la rue tous ces livres introuvables pour lesquels les amateurs enragés (dont je suis) se déchirent auprès des bouquinistes ? On pourrait le croire au vu du nombre de superbes manuscrits que l'on peut trouver dans divers recoins de la toile. Dernier en date, le site des Archives des Hautes Alpes propose un cours de paléographie, très limité pour l'instant mais dont on entrevoit les immenses possibilités d'extensions au vu de la superbe navigation qu'il nous propose. Et que dire de l'émotion qui nous prend de lire ce rapport de mission d'un curé parti administrer l'extrême onction dans la région d'Embrun au XVIIIe siècle... Plus simple techniquement mais tout aussi convivial et déjà beaucoup plus fourni car plus ancien, le site de Thélème, mis en ligne par l'illustrissime École des Chartes, nous propose une foule de documents couvrant une période de plus de 10 siècles (Ve au XVIe siècle). Chacun est proposé avec son texte (repéré sur l'image), sa traduction en français moderne et un résumé de son contenu. Quel travail pour constituer une telle somme de documents de référence, mais quel plaisir pour l'amateur de belle écriture de constater le soin que prenait le scribe de tel acte royal espagnol du XIIIe siècle pour calligraphier son texte et l'ennoblir de moultes initiales ornées et autres signes de distinction. Maurice Peu sur le Blog de Graphos - pour la LDT 55.
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